La ferme Bellegarde • Klaus Unter Ecker


Production :

Viande de porcs gascons : jambon, coppa, ventrèche, saucisson, boudin, saucisse sèche, chorizo et pâté.

Viande bovine en caissette.


Coordonnées :

La ferme Bellegarde
32290 Castelnavet

unterecker.klaus@orange.fr


Lieux de vente :

  • Biotinel
  • Biocoop de Auch
  • Magasin bio de Eauze
  • Magasin Biomonde de Pavie
  • Marciac
  • A la ferme sur commande par mail

Activité :

Au cœur du Gers, Klaus Unter Ecker élève depuis 1985 des porcs en biodynamie sur son exploitation. Il consacre jusqu’à trois hectares pour les prairies, où grandissent en pleine nature une race indigène de porcs : les porcs noirs gascons.

Huit truies vivent tranquillement avec leurs quarante porcelets dans la prairie. Leur nourriture se compose essentiellement de féveroles du Gers, de son, de céréales aplaties et de verdure. Les porcelets restent sous la mère durant trois à quatre mois.

Tout ce petit monde adore les bains de boue, et se repose sous les arbres des haies durant les chaleurs. Ils vivent dehors toute l’année, et des endroits abrités et secs leur permettent de passer l’hiver au chaud.

Contrairement au porc rose, le porc noir gascon a besoin de bouger et met donc plus de temps pour engraisser.

En automne, ils gagnent l’orée du bois de chênes où ils se repaissent de glands. Un verrat se repose dans un pré ombragé, tandis que deux jeunes porcelettes destinées à la reproduction gambadent dans un enclos arboré. Ces jeunes femelles se développeront durant une année et demi avant de se reproduire. Ainsi, elles seront plus robustes.

Par ailleurs, deux vaches et un taureau contribuent à la production de veaux, tandis que six chevaux entretiennent et valorisent les pâturages.

Klaus pratique la rotation des cultures et, dans une démarche d’autonomie, vingt et un hectares sont consacrés à l’alimentation des animaux. Les aliments manquants sont achetés dans une organisation d’agriculteurs au niveau départemental.

La transformation : dans la continuité de l’élevage, Klaus officie comme boucher, trois jours par semaine, à la CUMA Bio Tout-Terrain de Sessan. Cette CUMA compte douze associés, et leur permet de transformer leur production dans de parfaites conditions sanitaires.

Les animaux sont acheminés par l’éleveur jusqu’à l’abattoir. Après découpe, les différents morceaux sont entreposés soit au congélateur, soit en chambre froide ou finissent en salle de séchage. Les locaux de la CUMA comptent deux séchoirs.

Pour la viande séchée en particulier, le goût se développe par la maturation. Les arômes concentrés dans la viande peuvent s’épanouir, affirme Klaus. Un saucisson demande six semaines de séchage, la coppa, la ventrèche deux mois, et le jambon huit à douze mois. Ainsi, les charcuteries n’ont besoin ni de salpètre, ni de sel nitrite. Les étagères en chêne et en châtaigner contribuent à développer la bonne flore de champignon sur les salaisons.


Les projets :

Klaus a l’intention de remonter l’étable qui s’est abattue lors de la tempête en 2009, il lui faut pour cela trouver du temps.

Il a aussi dans la tête un projet de salle de vente à la ferme, ce qui lui permettrait de s’organiser autrement, et lui laisserait le temps de monter des actions pédagogiques avec les enfants. Mais ce qu’il lui tient particulièrement à coeur, c’est de se lancer dans la traction animale, une relation de pure complicité entre l’homme et l’animal.


Pourquoi Biotinel ?

Vendre est métier qui prend du temps, dit Klaus, il faut être en contact avec le client. La coopérative est une solution pour un petit producteur. En effet, un homme = une voix. Quelquesoit la grosseur de l’exploitation, chacun a sa place. C’est une image positive que l’on donne au client.

Il y a une attente des clients que Biotinel développe son offre. L’étape suivante serait d’embaucher et de repenser l’organisation.